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Menaces et intimidation pour tous ceux qui osent critiquer Schild & Vrienden

(c) Capture d’écran Pano (VRT)

7 juin 2019

Menaces et intimidation pour tous ceux qui osent critiquer Schild & Vrienden

Temps de lecture: 2 minutes

Le compte anonyme Schuld & Vrienden, qui critiquait régulièrement l’organisation d’extrême droite Schild & Vrienden sur Twitter, a été mis hors ligne. Son auteur a en effet été identifé par le groupe nationaliste flamand ‘Make Vlaenderen Great Again’, lié à Schild & Vrienden, qui se trouve actuellement toujours sous enquête judiciaire. Depuis, le propriétaire du compte subit menaces et intimidations. Un cas qui est loin d’être isolé : quiconque se montrant critique envers l’organisation devient la cible de harcèlement, de ‘trollage’, et de menaces de mort, qui ne se limitent pas au monde virtuel du Net.

« Tu seras effrayé par ta propre ombre et tu devras regarder en continu derrière ton épaule pour être sûr que personne ne te suit. Quand le temps viendra, tu découvriras qui a mis fin à ta misérable existence ». Voilà l’une des menaces reçues par S., l’homme derrière l’ancien compte Twitter Schuld & Vrienden. Le message se trouve parmi d’autres menaces sur le forum anonyme 4chan, une plateforme très populaire dans les milieux d’extrême droite.

Avant même que le documentaire Pano de la VRT ne dévoile l’an dernier les échanges racistes, sexistes et homophobes de Schild en Vrienden, le compte Schuld en Vrienden offrait sur Twitter un aperçu critique des agissements de ce groupe de jeunes identitaires.

Depuis la création du compte en 2018, les membres de Schild & Vrienden tentaient coûte que coûte de savoir qui se trouvait derrière. Lors de l’enquête de Pano, le journaliste de la VRT Tim Verheyden avait déjà pu constater quels moyens étaient déployés pour découvrir l’identité du propriétaire du compte. L’an dernier, le leader du mouvement, Dries Van Langenhove, récemment élu député fédéral pour le Vlaams Belang, écrivait littéralement dans un groupe d’échange secret : « Je veux le nom de celui de Schuld en Vrienden afin qu’il n’ose plus rien faire ».

Il y a quelques jours, le propriétaire du compte a fini par être identifié, suite à une erreur de sa part. Après la parution d’un article sur le sujet sur le site web Scpetr, rédigé par le rédacteur en chef Jonas Naeyaert, lui-même membre de Schild en Vrienden, Dries Van Langenhove a ouvert sur Twitter et Facebook une salve d’attaques frontales visant S., dévoilant dans la foulée ses nom et prénom.

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