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Le président du CD&V espère une « résurrection » de son parti, à l’instar de Macron
19·04·22

Le président du CD&V espère une « résurrection » de son parti, à l’instar de Macron

Dominiek Claes est journaliste pour le quotidien Het Belang van Limburg.

Temps de lecture : 2 minutes Crédit photo :

BELGA – NICOLAS MAETERLINCK

Dominiek Claes
Auteur⸱e
Fabrice Claes
Traducteur Fabrice Claes

« Nous devons opérer un glissement des charges du travail vers les plus grandes fortunes », a asséné Joachim Coens, président du CD&V, lors d’une interview dans l’émission De Zondag et au journal télévisé de VTM. « En octobre, nous organiserons un congrès sur le revenu des gens. Ce sujet doit devenir notre préoccupation principale. Et ne vous y trompez pas : des propositions radicales en émaneront. »

Le mandat de Coens à la tête du CD&V arrivera à échéance en décembre. Le président de ce qui fut à l’époque le plus grand parti de Flandre entend bien tout donner pour éviter que son parti, à l’instar de bien d’autres partis traditionnels, sombre dans les oubliettes de la politique. Dans les derniers sondages, qui datent d’il y a un mois environ, le CD&V parvenait encore à dépasser le seuil des 10 pour cent. Mais Coens espère bien assister à une « résurrection » du parti démocrate-chrétien. Normal en pleine période de Pâques.

Joachim Coens établit plusieurs liens avec ce qu’il se passe actuellement en France, où les partis traditionnels s’étiolent et se font remplacer par un parti centriste fort (celui du président Macron) et deux partis populistes extrémistes, l’un à gauche, l’autre à droite.

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Et comme Marine Le Pen, qui a subitement découvert que de nombreux concitoyens ont du mal à nouer les deux bouts, Joachim Coens estime aussi qu’à l’heure actuelle, il n’est pas normal que de grandes entreprises enregistrent des bénéfices plantureux tandis que leurs salariés connaissent des fins de mois difficiles. En somme, les partis de droite adoptent une logique de gauche : « C’est aux riches de payer la crise. »

Mais la comparaison ne s’arrête pas là. De même que Macron a sa rivale Marine Le Pen à ses trousses, en Flandre, Bart De Wever (N-VA) a le Vlaams Belang aux siennes. Les partis traditionnels, eux, doivent se contenter d’assister à la partie de bras de fer que se livrent les nationalistes, tandis que seul le discours d’extrême gauche parvient encore à se faire entendre.

Quoi qu’il en soit, le CD&V a beaucoup de pain sur la planche. Il lui faudra bien plus qu’un nouveau style, un nouveau logo, un nouveau slogan ou une grande fête pour se relancer.

Certes, de nouvelles personnalités ont pu émerger au sein du parti, comme Vincent Van Peteghem, Sammy Mahdi et Annelies Verlinden, mais la rupture de confiance entre le président et le très populaire – et très critiqué – ministre Wouter Beke pèse encore lourd sur le parti.

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