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16 août 2018

Oh My God : la téléréalité flamande qui remet sur le droit chemin

Cinq jeunes Flamandes qui ne jurent que par la fête, le shopping, le sexe débridé et les selfies sont envoyées au couvent, coupées du monde pendant trois semaines. Un concept venu d’Angleterre et adapté par la chaîne féminine Vijf, qui diffusera l’émission intitulée Oh My God dès le mois de septembre. 

Quatre semaines cloitrées au couvent : tel est le traitement réservé à ces dames dans l’émission originale Outre-Manche. La chaîne Vijf n’a pas voulu pousser le bouchon aussi loin et a revu la peine à trois semaines. Trois semaines au cours desquelles les nonnes ont ouvert les portes de leur antre fermé à cinq jeunes Flamandes « égarées », bien que les intéressées ne se considèrent sans doute pas comme telles. Leur vie tourne autour des sorties, de la sexualité débridée et du shopping. Elles aiment se montrer et capter l’attention, y compris sur les réseaux sociaux. Au couvent, il n’est bien entendu pas question d’alcool, ni de cigarettes, ni de maquillage, ni de smartphones et autres objets de débauche. En lieu et place, les pensionnaires se tourneront vers la prière, le silence, la réflexion, le bénévolat et le cheminement intérieur. La retransmission, qui s’étalera sur six semaines, montrera la manière dont le matérialisme de ces filles de l’an deux mille entre en contact, en douceur ou brutalement, avec le mode de vie austère d’un groupe de femmes pieuses. « Le programme offre une plongée dans deux mondes bien distincts », indique Barbara Salomon de Vijf. « D’une part, nous avons une jeunesse à la dérive et, de l’autre, le cloître. A priori, ces deux univers sont diamétralement opposés, mais il se peut qu’ils aient certains points communs ».

L’émission, baptisée Oh My God – cela ne s’invente pas – sera diffusée dès septembre sur Vijf. Il s’agit ni plus ni moins de la version flamande du programme britannique Bad Habits, Holy Orders (« Mauvaises mœurs, saints ordres ») qui privait cinq fêtardes invétérées de leur homme, de leur maquillage, de leur smartphone et d’alcool pour une période de quatre semaines, entre les murs d’un couvent. Par la suite, les nonnes renvoyaient les filles chez elles en les chargeant d’une mission, le but étant de savoir si celles-ci étaient en mesure de la remplir. Aux Pays-Bas, la version britannique a d’ailleurs été diffusée par le canal évangélique.

La Gucci-addict : Zoë (20 ans), artiste make-up originaire de Schilde

Cette jeune dame, qui souffre d’une légère addiction au shopping, a été révélée par les créateurs de Shopping Queens, une émission avec Jani Kazaltzis diffusée par Vijf dans laquelle, chaque semaine, quatre femmes pouvaient laisser libre cours à leur talent pour le « shopping » et le « stylisme ». Il est apparu que Zoë avait un faible pour les grandes marques, en particulier pour Gucci. Zoë a travaillé dans l’horeca afin de financer son mode de vie, mais compte en réalité surtout sur trois sponsors. « Ma maman, mon frère et ma belle-mère », précise-t-elle. La candidate habite encore chez sa mère. Si les deux partent faire des emplettes ensemble, elles ne quittent jamais leur domicile sans leur trousse de beauté.

La fêtarde : Kyara (19 ans), serveuse/hôtesse originaire de Willebroek

Quand on travaille dans des discothèques telles que Sunset Beach ou The View, à Anvers, c’est qu’on a un penchant pour la fête. La vie de Kyara s’articule autour des sorties nocturnes, donc, et du boulot, mais elle aime également aller boire un verre, danser et bien manger. Ses parents sont séparés, et son papa est décédé en début d’année. Kyara habite chez sa maman, mais n’est à la maison que pour dormir ainsi que pour faire laver et repasser ses vêtements. Difficile de dire ce qui manquera le plus à la jeune femme : la boisson ou sa mère dévouée. Bien qu’un emploi fixe ou des études ne soient pas d’actualité dans sa vie, Kyara souhaite « faire quelque chose avec des personnes âgées » un jour ou l’autre.

La séductrice n°1 : Yasmine (21 ans), influenceuse originaire de Saint-Trond 

La participation de Yasmine à Temptation Island lui a valu un ticket pour l’émission. Elle y jouait le rôle d’une tentatrice et, coup de tonnerre, un magazine a révélé que la jeune femme était encore mariée à ce moment, alors qu’elle affirmait le contraire. En réalité, il s’agissait selon la candidate d’un malentendu : le mariage était apparemment bel et bien dissous lorsqu’elle s’est envolée pour la Thaïlande. Après l’enregistrement de l’émission, à l’époque, elle a donné une seconde chance à son couple, en vain. Yasmine est à présent influenceuse, ce qui signifie qu’elle passe ses journées smartphone en main, à se prendre en photo afin de faire la promotion d’objets divers.

La teigne : Lana (30 ans), danseuse originaire de Merksem

Orthopédagogue de formation, la jeune femme gagne pourtant sa vie en dansant dans des discothèques depuis des années. Lana a un lourd passif : elle est née en prison d’une mère héroïnomane. Elle a néanmoins eu la chance d’atterrir relativement tôt dans une famille d’accueil aimante. Lana a aussi participé à Shopping Queens, où elle s’est illustrée en adressant un cinglant « watch out bitches » (« Faites gaffe à vous, bande de salopes », ndlr) aux autres candidates et en faisant étalage de sa garde-robe où s’entassent des sacs à main valant plusieurs milliers d’euros. La jeune femme ignore si elle trouvera un jour le bonheur. Entre-temps, son train-train quotidien consiste à se faire belle et à susciter l’attention.

La séductrice n°2 :  Chloë (21 ans), influenceuse originaire de Louvain

Les fidèles téléspectateurs de Temptation Island ont pu voir Chloë à l’œuvre lorsqu’elle venue remplacer la pulpeuse Yana, tentatrice qui ne s’amusait plus sur l’île et qui a donc décidé de plier bagage. Chloë a relevé le défi fixé : elle a fait chavirer Kevin, lequel a sauté au lit avec elle après avoir pris soin de recouvrir toutes les caméras de la chambre. Toutes, sauf une. Aujourd’hui, Kevin fait partie du passé. Elle gagne désormais sa vie grâce aux réseaux sociaux et à une boutique en ligne qu’elle gère avec sa mère. Elle envisage par ailleurs de lancer une ligne de vêtement.

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