Vilvorde, la 20ème commune de Bruxelles ?

3 avril 2018 | Auteur : | Temps de lecture : 2 minutes

Ce n’est pas l’élargissement auquel on aurait pensé mais d’après Bruzz, l’hebdomadaire flamand de la Capitale, c’est bien Vilvorde qui serait en passe de devenir la 20ème commune de Bruxelles.

D’après l’Institut Bruxellois de Statistiques et d’Analyse (IBSA), en 2016, plus de 1.500 Bruxellois ont déménagé à Vilvorde ce qui, pour une commune d’environ 43 000 habitants n’est pas un détail. Aucune autre commune de Belgique ne connaît un tel mouvement de population, même si Dilbeek, Zaventem, Alost et Charleroi, pour citer quelques exemples, ne sont pas bien loin derrière. Cela se voit aussi depuis le ciel puisque les limites physiques entre la Région et Vilvorde se font de moins en moins visibles ; seuls les feux de circulation jaunes et noirs, comme c’est la règle en Région Flamande, marquent encore la frontière.

Coût et propreté

Les raisons de tels mouvements de population sont connues : des logements plus abordables. Bruzz interview à ce sujet plusieurs habitants. « Ici, je paye 500 euros pour un appartement avec jardin » confie Nadia, une néo-vilvordoise, c’est tout simplement impossible quelques kilomètres plus bas ! Au-delà du coût de l’immobilier, Abdel, gérant d’un snack, souligne la propreté des rues et la facilité pour se garer. Il constate, lui-aussi, un changement très rapide des habitudes avec l’arrivée de très nombreux allochtones qui ne parlent parfois ni néerlandais, ni même français.

Ceci dit, dans les commerces, le français devient progressivement la lingua franca, ce qui en énerve plus d’un.

A première vue, on pourrait croire que seuls des étrangers déménagent à Vilvorde, ce que réfute la chercheuse de l’ULB Sarah De Laet : « Ces dernières années, on peut voir de plus en plus de membres de la classe moyenne déménager dans la commune, même les classes plus pauvres ont tout de même un emploi ». Cette situation contraste avec Charleroi, où déménagent également des Bruxellois mais plus pauvres et généralement chômeurs.

Trop vite

Côte politique, on réfute bien sûr avec force l’idée même de 20ème commune de Bruxelles mais on admet que ça va vite, trop vite même. C’est surtout dans les écoles qu’on peut le constater: l’enseignement en néerlandais n’est plus aussi simple. C’est d’ailleurs un problème chez les élèves comme chez leurs parents qui, pour beaucoup, continuent de travailler à Bruxelles faisant de Vilvorde une cité-dortoir.

Tant les blanke senioren (les « vieux blancs ») que les allochtones vilvordois eux-mêmes s’étonnent de la vitesse à laquelle la situation évolue. L’article conclut sur cette note positive : Vilvorde a tout pour devenir une ville agréable et même hippe grâce à cette immigration qui fait de cette ville l’une des plus jeunes de Flandre.

Un article de Kris Hendrickx, résumé par DaarDaar, l’article complet est à lire dans le Bruzz de cette semaine ou sur internet (page 16)

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Vilvorde, entrée par le pont Buda

BRUZZ

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Date de publication : 28/03/2018
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