Les élections fédérales se jouent déjà à Anvers

9 janvier 2017 | Auteur : | Traducteur : Sebastien Cano | Temps de lecture : 2 minutes

Dans la ville d’Anvers, le coup d’envoi de la campagne des élections locales d’octobre 2018 a déjà été donné cette semaine — à grand fracas. Pour les ténors, les réceptions du Nouvel An sont autant d’occasions d’exposer leurs projets à leur arrière-ban. Et tout le monde sait qu’à Anvers, les communales auront une influence importante sur les élections nationales de 2019. Pour le dire plus concrètement : si Bart De Wever perdait son écharpe de bourgmestre en 2018, la position de son parti au sein du gouvernement flamand et fédéral serait également mise en péril.

Tous les partis se rendent compte qu’ils doivent élaborer une stratégie en temps et en heure. Ce qu’ils s’emploient à faire avec ardeur. 

C’est le PTB qui a donné le coup d’envoi, la semaine dernière. Le parti de gauche radicale souhaite coopérer avec le sp.a et Groen pour détrôner De Wever de son piédestal anversois. Tom Meeuws, la nouvelle figure de proue du sp.a, ne dit pas non. Il sait bien que, mathématiquement, il aura besoin des 8 % du PTB en 2018 et tente de résoudre le casse-tête de l’opportunité d’afficher une alliance de gauche avant les élections. 

Groen préfère temporiser. Dans son discours de vœux de Nouvel An prononcé hier soir, Wouter Van Biesen, le chef de file anversois de la formation, a affirmé que son parti souhaite engager des dialogues avec les citoyens (l’initiative politiek op zijn best, « la politique sous son meilleur visage ») et, surtout, qu’il n’entend pas encore mettre en place des stratagèmes politiques. Il a ensuite tiré à boulets rouges sur Bart De Wever, qui, selon lui, fera tout pour se maintenir au pouvoir, y compris, au besoin, coopérer avec le Vlaams Belang. Deux messages pour le moins contradictoires, si je peux me permettre. Mais Van Besien en est bien conscient.

Les autres partis cherchent eux aussi une stratégie. À compter d’aujourd’hui, vous pourrez ainsi entendre Kris Peeters, à la tête du CD&V à Anvers, adresser ses bons vœux dans une publicité où il est encore plus grand que la cathédrale représentée à ses côtés. À notre avis, les communicants du CD&V ont mal cerné la psychologie de l’Anversois. Mais enfin, tout le monde à droit à l’erreur. 

Hier aussi, le Vlaams Belang a clarifié ses projets d’avenir. Comme toujours, c’est Filip Dewinter qui a pris la parole. Il a présenté Freddy Van Gaever (78 ans) comme l’une de ses figures de proue et — fait peu surprenant — a désigné la lutte contre l’islamisation comme fer de lance de sa campagne. Il n’a toutefois pas tort lorsqu’il tient les propos suivants : « À Anvers, nous devons être radicaux pour ne pas être pris entre les deux feux de la N-VA et du bloc de gauche. » 

Reste l’Open Vld. Le parti semble y être en proie aux plus grandes difficultés. Annemie Turtelboom jette l’éponge et le secrétaire d’État fédéral Philippe De Backer se désiste également. Qui sera donc le candidat ? Les intéressés munis d’un CV solide sont priés de s’adresser à la présidente nationale, Gwendolyn Rutten. 

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(c) Pixabay

Gazet van Antwerpen

Quotidien régional anversois tiré à environ 90.000 exemplaires. Propriété de Mediahuis.

Traducteur : Sebastien Cano
Auteur :
Date de publication : 07/01/2017