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5 février 2020

La Furie espagnole, ou l’indignation « sélective » de la N-VA

Tous les mercredis, notre responsable éditoriale, Joyce Azar, propose dans l’émission Matin Première une chronique vue de Flandre. Une porte ouverte sur l’actualité du nord du pays.

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Rien ne va plus entre les nationalistes flamands et Madrid. Cette fois, ce ne sont pas les indépendantistes catalans qui sont en cause, mais bien un vieux dossier historique.

Nous sommes en 1576, le 3 novembre plus précisément. A Anvers, les soldats espagnols de l’Armée des Flandres n’ont plus été payés depuis plus deux ans. Mécontents, ils décident de se mutiner, et de piller la ville. L’attaque va durer trois jours, et mènera aux pires atrocités: pillage, viols, saccages, incendie de l’Hôtel de Ville, et torture. Certains historiens évoquent un bilan de plus de 10.000 morts… D’autres de quelques centaines… Mais quoi qu’il en soit, cet évènement, appelé le Sac d’Anvers, ou encore la Furie espagnole, marquera profondément les Anversois.

De 1576 à 2020

Comment cet épisode du 16e siècle en est venu à provoquer, aujourd’hui, une tension entre Anvers et la capitale espagnole? Le 31 janvier dernier, la ville de Madrid a autorisé la tenue d’une grande cérémonie de commémoration en hommage aux soldats de l’Armée des Flandres. L’annonce de cet évènement n’a pas plu à tout le monde. Le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever, s’est fendu d’une lettre adressée au maire de Madrid. Il écrit: « L’administration anversoise a évidemment du respect pour l’histoire espagnole et pour la liberté d’expression. Mais la glorification de ce passé témoigne, selon nous, d’un manque absolu du respect le plus élémentaire ». Et il poursuit: « En mémoire aux innombrables victimes, nous condamnons donc fermement cette initiative ».

Retrouvez la suite de la chronique de Joyce Azar sur le site de la RTBF ou dans la vidéo ci-dessous: 

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