La caserne de la protection civile de Brasschaat fait débat

5 avril 2017 | Auteur : | Temps de lecture : 1 minute

Le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA) a décidé de fermer quatre des six casernes de la protection civile. Il en restera une en Wallonie, à Crisnée, et une Flandre, à Brasschaat. Cette dernière est d’ailleurs la ville où le même Jan Jambon est bourgmestre en fonction. Pure coïncidence ?

Quatre des six casernes de la protection civile vont fermer. Seules celles de Brasschaat (province d’Anvers) et de Crisnée (province de Liège) restent ouvertes. À Liedekerke, Jabbeke, Libramont, et Ghlin, on doit fermer les portes. Cela entre dans le cadre des plans du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA) : la protection civile doit se spécialiser et doit à l’avenir surtout intervenir en cas de catastrophes chimiques, nucléaires et biologiques. Les interventions rapides seront réservées aux pompiers.

Si un nuage toxique venait à se libérer comme ce fut le cas vendredi à Zevekote (Flandre occidentale), la protection civile ne serait plus la première sur place. Les pompiers seront responsables des interventions rapides et des aides de première ligne. La protection civile servira dorénavant de spécialistes pour des missions plus longues et pour toutes les catastrophes chimiques, nucléaires et biologiques.

Rik Vanderhasselt, de la protection civile de Liedekerke, réagit : « Après 32 ans de service, je trouve ça dommage, nous travaillons bien, nous avons aussi beaucoup de travail. Nous sommes là pour aider les gens en temps difficiles. Je regrette vraiment qu’ils aient décidé de supprimer la caserne. »

« Brasschaat arrive en tête »

Sur 3 casernes en sol flamand, il n’en reste qu’une, à Brasschaat. Brasschaat… une commune où le même Jan Jambon est bourgmestre en fonction. Le ministre a cependant voulu couper court à toute suspicion à la VRT : « On a regardé où se trouvent la plupart des entreprises qui sont liées aux différents domaines. Elles se trouvent dans le port d’Anvers, à Doel et en partie au Limbourg. En partant de cette approche basée sur une analyse de risque, Brasschaat est arrivée largement en tête. Ce n’est pas parce que j’habite à Brasschaat que ça doit être cette ville. Mais ce n’est pas non plus parce que j’habite à Brasschaat qu’on ne peut pas choisir cette ville. »

Guy Spitaels, commandant de la protection civile à Liedekerke, indique au Standaard qu’il a des doutes quant à ce projet : « Que se passerait-il en cas de marée noire ? Les unités de la protection civile de Brasschaat devraient alors traverser le ring d’Anvers pour se rendre à la côte. Une énorme perte de temps. »

Le ministre de l’Intérieur promet qu’il n’y aura pas de licenciements secs et que tout le monde aura droit à un accompagnement personnel pour trouver un emploi. La réforme devrait durer trois ans.  

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(cc) pixabay

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