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L’enseignement bilingue à Bruxelles : la longue vie d’un paradoxe tenace
02·05·22

L’enseignement bilingue à Bruxelles : la longue vie d’un paradoxe tenace

Cet article a été publié au départ sur le site de notre partenaire Les plats pays.

Temps de lecture : 2 minutes Crédit photo :

Photo by Taylor Wilcox on Unsplash

Thomas Lecloux
Traducteur⸱trice Thomas Lecloux

Le nombre d’écoles qui proposent un enseignement bilingue à Bruxelles (néerlandais et français ou vice versa) est très réduit. Pourtant, la ville s’y prête tout particulièrement, et pas seulement avec pour objectif le multilinguisme.

L’enseignement bilingue est une forme particulière de pédagogie linguistique consistant à donner une matière ou une partie du programme scolaire dans une autre langue que celle de l’établissement. Par exemple, dans une école néerlandophone, ce ne sera pas seulement le cursus linguistique qui sera donné en français, mais aussi des matières telles que les mathématiques, la physique, la géographie ou l’histoire.

« L’objectif le plus important de l’enseignement bilingue, à savoir le renforcement du multilinguisme individuel, apporte aussi une plus-value pour Bruxelles. »

Ce système expose davantage les élèves à cette langue, mais il leur en apporte aussi, en toute logique, une meilleure maîtrise et produit – c’est important – des effets positifs sur leur développement cognitif.

Objectifs multiples

L’enseignement bilingue poursuit différents objectifs. Premièrement, il entend améliorer la connaissance des langues chez les élèves, ce qui a toute son importance dans un contexte de constante régression en la matière. Une plus grande exposition à la langue élargit le répertoire linguistique sans pour autant compromettre le développement de la langue maternelle. L’enseignement bilingue est considéré comme un mode d’enseignement (linguistique) efficace qui aboutit à un réel bilinguisme au terme de la scolarité obligatoire.

Deuxièmement, ce type d’enseignement permet un renforcement de la capacité d’apprentissage de tous les élèves, quelle que soit leur origine. Prenons encore l’exemple d’une école néerlandophone: les élèves de langue néerlandaise y sont davantage exposés au français dans le processus d’apprentissage, les élèves francophones y raffermissent la connaissance de leur langue maternelle et les élèves allophones profitent du fait de voir la matière dans deux langues. Tout le monde y gagne.


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Non, Bruxelles n’a pas oublié le néerlandais

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