Daar Daar logo

(c) tous droits réservés

14 décembre 2018

Pourquoi DaarDaar ne peut pas disparaître

Inquiet de la possible disparition de DaarDaar, l’écrivain belge Thomas Gunzig a décidé d’écrire un texte de soutien. Plusieurs personnalités du monde médiatique, culturel et académique ont choisi de se joindre à son appel.

Auteur

Elle est arrivée un matin, elle n’avait pas l’air en super forme. Je lui ai demandé pourquoi, elle m’a répondu: « DaarDaar ne va pas bien. Cette fois, nous allons vraiment disparaitre ».

C’était Joyce, Joyce que je croise tous les mercredis dans le studio de La Première. Elle bosse depuis 4 ans sur ce projet. Elle le fait pour rien, bénévolement, avec à ses côtés, une équipe de jeunes volontaires, ultra motivés et enthousiastes. Grâce à eux, le public francophone avait jusqu’ici quotidiennement accès, en français, à une sélection réfléchie d’articles de la presse flamande. Un vrai trésor.

« DaarDaar ne peut pas disparaître », je lui ai dit.

Je me désole, aujourd’hui, de constater qu’un média de qualité, digne d’un service public, doive lutter à ce point pour trouver les soutiens financiers dont dépend sa survie. Ce site d’info, apprécié par un large public, a su gagner le respect des médias et se faire une place à part entière dans le paysage puisqu’il ouvre tous les jours des fenêtres sur des sujets et des débats qui, sinon, n’arriveraient pas jusque chez nous.

Non, DaarDaar ne peut pas disparaître. Parce qu’il nous permet, nous francophones, de mieux comprendre nos « voisins » flamands. Parce qu’il leur permet, à eux, les Belges du Nord, d’être mieux compris au sud. Parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, les deux grandes communautés linguistiques de ce pays semblent vivre chacune dans un monde à part. Parce que sans ce site, nous n’aurions accès qu’à une vision très partielle de la réalité de notre petit pays. Parce qu’il est toujours utile, de s’intéresser à ce qui se passe juste à côté de chez nous, au-delà des clichés et des idées reçues. Parce que DaarDaar jette tout simplement des ponts entre les communautés.

Un appel à contribution a été lancé, moi je vais contribuer avec mes petits moyens. Si nous sommes quelques-uns, DaarDaar pourra être sauvé.

Thomas Gunzig

Avec le soutien de :

David Van Reybrouck (écrivain et historien)

Jaco Van Dormael (cinéaste)

Adeline Dieudonné (écrivaine)

François de Brigode (présentateur du JT de la RTBF)

Béatrice Delvaux (éditorialiste en chef du Soir) 

Christophe Deborsu (journaliste, présentateur de RTL-TVI)

Dave Sinardet (politologue VUB)

Sam Touzani (humoriste)

Florence Hainaut (journaliste/chroniqueuse)

Gilles Dal (écrivain/scénariste)

Jerome Colin (écrivain, journaliste RTBF)

Farah (humoriste)

François De Smet (auteur, philosophe)

Baudouin Remy (auteur de ‘Sois Belge et tais-toi!’)

Phara de Aguirre (journaliste présentatrice de la VRT)

Arnaud Ruyssen (journaliste, présentateur de ‘Soir Première’)

Thierry Fiorilli (rédacteur en chef du Vif/l’Express)

Caroline Van Wynsberghe (politologue UCLouvain)

Raoul Reyers (chroniqueur ‘C’est presque sérieux’)

Adrien Joveneau (présentateur ‘Les Belges du bout du monde’)

Freddy Tougaux (humoriste)

François Gemenne (politologue Sciences Po, ULB, Université de Liège)

Himad Messoudi (journaliste RTBF)

Jacques Charlier (Artiste)

Bert Kruismans (humoriste)

Philippe Lawson (directeur des rédactions de L’Avenir)

Mehdi Khelfat (présentateur Matin Première)

SOUTENEZ DAARDAAR

© DaarDaar ASBL 2017 - Mentions légales - Vie Privée