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Le monde après COVID-19 : le manque d’initiatives des autorités flamandes
16·07·20

Le monde après COVID-19 : le manque d’initiatives des autorités flamandes

Temps de lecture : 2 minutes Crédit photo :

(cc) Plasterbrain via Pixabay

La crise du coronavirus et ses répercussions socio-économiques constituent un défi majeur pour l’exécutif flamand. Le Conseil économique et social, qui a formulé mardi ses recommandations sur le plan de relance de Jan Jambon (N-VA), voit d’un très mauvais œil tout retour à l’ère pré-corona. La Flandre doit mieux s’armer pour l’avenir, ont intimé les experts.

Il faut le reconnaître : les professeurs qui ont rédigé le rapport n’ont pas été tendres. En dépit des quelques mesures déjà décidées par la Flandre en cas de nouvelle vague (« maintenir les écoles ouvertes », « mettre un ordinateur portable à la disposition de chaque enfant »), le rapport pointe clairement, sous couvert de recommandations, un manque d’initiative des autorités : « investir davantage dans l’enseignement », « aménager plus de pistes cyclables », « éviter de trop réglementer ». Un sentiment de déjà-vu ?

Plus d’ambition

Le peu d’idées réellement neuves qu’on retrouve dans le rapport n’est pas dû à un manque d’inspiration des professeurs, mais plutôt à un manque d’initiative politique au fil des ans : si les recommandations formulées aujourd’hui se trouvaient déjà dans l’accord de coalition de l’an dernier ou même des gouvernements précédents, c’est tout simplement parce que ce nos élus n’en ont pas assez fait. Le professeur Koen Debackere, président du Conseil économique, a exprimé le souhait que le rapport soit perçu comme une base de travail, une source d’inspiration : « Ce que nous proposons n’est qu’un minimum. La Flandre doit faire preuve de plus d’ambition ». Si nos dirigeants pouvaient encore se cacher derrière leur masque pendant la présentation, ils doivent à présent prendre le taureau par les cornes.

Changements structurels qui s’imposent

Parmi les centaines de recommandations, la possibilité d’organiser pour les élèves des cours de rattrapage pendant les vacances scolaires, que ce soit au printemps, en été, en automne ou même à Noël. Même si nous comprenons que nos élus ressentent le besoin de souffler, ils devraient s’inspirer de cet exemple : ce n’est que lorsque la Flandre se sera donné les moyens de faire face aux ravages socio-économiques de la crise et que nos représentants auront mis en œuvre les changements structurels qui s’imposent depuis si longtemps qu’ils pourront songer à prendre de réelles vacances parlementaires.

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