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4,24 milliards d’euros: ce que les investissements étrangers révèlent sur la Flandre

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25 janvier 2019

4,24 milliards d’euros: ce que les investissements étrangers révèlent sur la Flandre

Temps de lecture: 2 minutes

La Flandre a attiré l’an dernier 234 projets d’investissements étrangers pour un total de 4,24 milliards d’euros. En nombre de projets, c’est bien plus qu’en 2017. En termes de volume financier, c’est même le double. Si les investissements consentis par Borealis au port d’Anvers ont grandement contribué à ce résultat, le groupe chimique autrichien est loin d’être le seul. L’année 2019 se profile d’ores et déjà comme un grand cru : la semaine dernière, l’entreprise britannique Ineos a annoncé officiellement l’implantation de deux nouvelles usines dans la zone portuaire anversoise, soit un méga-investissement de 3 milliards d’euros.

Un méga-investissement de 3 milliards d’euros

Les projets étrangers ne représentent qu’une partie de ce que les entreprises investissent chaque année dans notre pays. Mais ils ont leur importance, car ils font office de baromètre de l’attractivité du climat d’investissement qui prévaut en Flandre. La concurrence entre les pays et les régions est vive dans la course aux investissements étrangers. Rotterdam a également pratiqué un lobbying intensif pour tenter d’engranger les investissements d’Ineos.

Ces investissements étrangers tombent rarement du ciel. Il faut se battre pour les obtenir. Il s’agit de convaincre les CEO des entreprises étrangères que la Flandre est un excellent choix. S’ils posent des exigences particulières, il convient d’y répondre dans la mesure du possible. De temps à autre, il faut faire quelques faveurs.

D’après une enquête réalisée par la Banque Nationale auprès des entreprises, il ressort que les incitants proposés par les pouvoirs publics jouent bel et bien un rôle dans la décision d’investir.

Les investissements étrangers en Flandre en 2018 représentent quelque 5.000 emplois supplémentaires. Ce n’est certes pas gigantesque, mais indirectement d’autres emplois peuvent en découler. La grande importance de ces investissements étrangers réside dans les nouvelles activités ou la spécialisation qui viennent enrichir notre tissu économique. C’est un complément bienvenu pour les entreprises flamandes qui demeurent bien entendu le principal pilier de notre économie.

Lorsqu’un groupe étranger réalise un premier investissement en Flandre, d’autres suivent en général.

L’expérience nous apprend que lorsqu’un groupe étranger réalise un premier investissement en Flandre, d’autres suivent en général. Borealis est présent au nord du pays depuis de nombreuses années. Le centre de distribution inauguré l’an dernier par la firme néo-zélandaise Mainfreight à Zwijnaarde était déjà le troisième investissement de ce groupe logistique en Flandre en l’espace de quelques années. Le choix d’Ineos pour la localisation à Anvers de ses deux nouvelles usines a été guidé par le fait que le groupe britannique est déjà présent sur place.

Il est dès lors tout à fait défendable que les pouvoirs publics flamands s’efforcent d’attirer les investissements étrangers. C’est aussi une façon de s’assurer que le climat entrepreneurial reste bon. On parle alors de mobilité, de fiscalité des entreprises, de fourniture énergétique, de la disponibilité de main-d’œuvre, de coût du travail, du cadre réglementaire, etc.

Si les investisseurs étrangers désertent notre pays, c’est un signal qui montre que le climat entrepreneurial se détériore. Et un tel signal est pris davantage au sérieux que lorsqu’il émane des entreprises flamandes.

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