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10 avril 2018

Fallait-il stopper le Paris-Roubaix après la chute de Michael Goolaerts?

Le monde du cyclisme est en deuil : le coureur belge, Michael Goolaerts, n’a pas survécu à l’arrêt cardiaque dont il a été victime lors de la 116e édition de la « reine des classiques ». Le jeune campinois de 23 ans est décédé dimanche soir à l’hôpital de Lille. Il prenait part pour la première fois à Paris-Roubaix, sous le maillot de son équipe Vérandas Willems-Crelan. Goolaerts a été retrouvé inanimé dans le deuxième des 29 secteurs pavés de la course, près de Viesly.
Joyce Azar
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Le décès de Michael Goolaerts suite à un arrêt cardiaque survenu lors de la « reine des classiques » pose question. Fallait-il mettre fin à la course alors que le jeune coureur de 23 ans était à terre ? Pour l’ancien coureur de cyclo-cross, Sven Nys, une telle décision est loin d’être simple.

« Il s’agit d’un moment précis lors duquel il est très difficile de prendre une décision. Lorsque nous avons appris le décès de Michael, il était déjà tard dans la soirée », a commenté Sven Nys, interrogé par le site Sporza (VRT).

« La situation est par ailleurs totalement différente que lors d’une compétition de foot par exemple. Lorsque cela arrive sur un terrain, des milliers de personnes peuvent voir la victime allongée sur le gazon. Il est dès lors plus que normal d’arrêter le match ».

« Dans le cas de Michael, la course suit son cours, alors que le coureur reste seul derrière. Les spectateurs suivent le train des vélos qui poursuit sa route. Heureusement, les services de secours étaient assez vite sur place. Mais avant que l’on ne comprenne clairement ce qui se passait, la course était déjà en train de se terminer », explique encore Sven Nys.

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