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Les bons côtés du coronavirus

(cc) AbsolutVision via Pixabay

23 juillet 2020

Les bons côtés du coronavirus

Temps de lecture: 2 minutes

Après tous les soucis causés par la pandémie, en voici enfin un effet positif. Quatorze mois après les élections, la crise sanitaire a enfin valu à Bart De Wever (N-VA) et à Paul Magnette (PS) une mission royale en vue de former un gouvernement fédéral. Sous réserves, cependant. Paul Magnette se donne cinquante jours pour aboutir à un accord, avec la N-VA et avec d’autres partis. En cas d’échec, selon lui, nous en serons réduits à retourner aux urnes. Question : de nouvelles élections rebattraient-elles vraiment les cartes ? Il n’est pas exclu que seuls les partis extrémistes y gagnent des voix, et que les choses soient alors encore plus difficiles qu’après le scrutin de mai 2019.

Vers une refédéralisation ?

Le PS et la N-VA s’entendent en tout cas sur plusieurs dossiers fondamentaux. Sur l’inefficacité d’un contingent de neuf ministres de la Santé, par exemple. Une réforme de l’État s’impose donc. Peut-être la N-VA devra-t-elle accepter le retour vers le fédéral de certaines compétences aujourd’hui régionales.

En échange, les régions pourraient se voir confier d’autres compétences aujourd’hui fédérales, avec un objectif principal : accélérer la prise de décision, mais aussi éviter que les cabinets ministériels perdent leur temps à palabrer pour savoir quel est le ministre compétent pour exécuter telle ou telle mesure.

Effets environnementaux

Le coronavirus a d’autres effets secondaires positifs : l’environnement s’en porte mieux. Le gouvernement fédéral vient d’accorder à Brussels Airlines un crédit de 290 millions d’euros, à charge pour la compagnie d’investir dans des appareils qui émettent moins de CO2. De même, les États membres de l’UE comptent bien taxer les pollueurs pour récupérer les 750 milliards d’euros qu’ils vont emprunter pour payer la crise : dès l’an prochain, une taxe sur l’utilisation de plastique non recyclé sera mise en place dans chaque État membre.

Plan de relance attendu

Cette aide de 750 milliards d’euros, composée pour moitié de prêts et pour moitié de subsides, doit cependant être relativisée. La quote-part de cette manne qui reviendra à la Belgique n’est pas encore connue, notamment parce qu’elle dépendra du plan de relance belge. Mais 750 milliards divisés par 27 États membres donnent une moyenne d’environ 28 milliards d’euros. Certains pays durement touchés, comme l’Espagne et l’Italie, recevront évidemment plus d’aides que la Belgique, puisque leur population est plus nombreuse. Les quelques milliards qui échoiront à la Belgique ne suffiront pas, et de loin, à combler son déficit de 52 milliards d’euros. Cette initiative européenne pourra sans doute atténuer nos déboires financiers, mais ne suffira pas à les résoudre.

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