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Groen recherche un.e président.e qui rendra son parti aussi populaire que l’écologie
25·03·22

Groen recherche un.e président.e qui rendra son parti aussi populaire que l’écologie

Dimitri Antonissen est rédacteur en chef adjoint du quotidien Het Laatste Nieuws

Temps de lecture : 2 minutes Crédit photo :

Belga (JAMES ARTHUR GEKIERE)

Virginie Dupont
Traductrice Virginie Dupont

Avec la démission de Meyrem Almaci, Groen cherche un·e nouveau·elle président·e. Un poste qui devrait être des plus faciles à pourvoir. Des vélos-cargos aux produits bios, en passant par les baskets recyclées ou l’attention portée au climat, la société n’a jamais été aussi verte. Mais la popularité des thèmes écologiques n’a d’égale que le manque de charisme des figures de proue du parti. Groen ne doit pas désigner un·e président·e qui marque des points auprès de ses propres partisans, mais quelqu’un qui puisse rendre le parti aussi populaire que ses sujets de prédilection.

En Allemagne, les Verts sont depuis longtemps un parti du peuple. Ils représentent la troisième force politique au Bundestag. Leur succès s’explique en partie par un duo de coprésidents : l’un pour satisfaire les écologistes purs et durs et l’autre, attaché à l’aile « realo », qui est censé attirer de nouveaux groupes d’électeurs. En Flandre, les membres de Groen ont rejeté il y a quelques années un amendement aux statuts qui aurait rendu une coprésidence possible. Un choix qui caractérise le parti.

À se demander s’il ne craint pas d’être populaire. On ne leur demande pas de faire le clown. Mais simplement d’admettre que l’aspect financier est tout aussi important pour les électeurs que les principes climatiques, d’adopter un langage clair au lieu de parler de « transitions énergétiques », et de se concentrer sur des thématiques qui suscitent un large intérêt auprès du public plutôt que de s’enliser dans des sujets très controversés.

Et si l’idéal flamand était un cartel entre N-VA et Groen?

Et ce ne sont pas ces thématiques qui manquent. Ces dernières années, les ventes de vélos ont explosé en Flandre. Plus aucun électeur ne cherche à s’opposer à des pistes cyclables plus sûres. Les participants aux marches d’Anuna De Wever n’ont pas l’apanage des préoccupations climatiques qui touchent davantage de citoyens, même si la plupart ne veulent pas perdre en qualité de vie. Aujourd’hui, les panneaux solaires ou les pompes à chaleur abordables intéressent à peu près tout le monde.

La Flandre a besoin d’un parti qui donne la priorité à ces thèmes. La seule question est de savoir si Groen est prêt à désigner un·e président·e qui préfère ouvrir un supermarché bio plutôt qu’un magasin Oxfam, et qui vise la main stage à Werchter versus la tente du festival altermondialiste Sfinks. Et si ses membres soutiennent un choix aussi « populaire ».

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