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Claire Bruyère : « DaarDaar ? Le stage idéal pour mon master en communication multilingue »
26·10·26

Claire Bruyère : « DaarDaar ? Le stage idéal pour mon master en communication multilingue »

 

 

Temps de lecture : 4 minutes Crédit photo :

© Jérôme Hubert

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Montoise, passée par Gand et convaincue qu’on se connaît trop mal d’un côté à l’autre de la frontière linguistique, Claire Bruyère arrive à la fin de son stage de trois mois chez DaarDaar. Le moment idéal pour faire le point : Comment a-t-elle découvert le DaarDaar ? Qu’est-ce qu’il lui a plu lors de son stage ?

Comment as-tu connu DaarDaar ?

« C’est durant mon bachelier en langues et lettres germaniques à l’UNamur que j’ai découvert DaarDaar. Aubry Touriel, rédacteur en chef adjoint et responsable des formations, est venu donner une conférence sur la culture flamande et les médias. À ce moment-là, j’avais trouvé la conférence et l’expérience d’Aubry très intéressantes, mais je n’avais jamais pensé que j’allais travailler avec lui un jour. Je ne savais d’ailleurs pas encore que je ferais un master en communication multilingue à l’ULB et que j’allais devoir chercher un stage.

À la rentrée en première année de master vient la séance d’information sur le stage. Après une heure d’explications, je retiens que je dois trouver un stage « en communication », avec « un aspect multilingue », ce qui ne m’inspire pas beaucoup. Quelques jours plus tard me revient le souvenir de la conférence d’Aubry. DaarDaar, c’est là que je ferai mon stage. »

Qu’est-ce qui t’attire chez DaarDaar ?

« L’ambition de DaarDaar de rapprocher Wallons et Flamands est un projet qui me parle énormément. Je trouve ridicules les tensions qui naissent entre nous avant même que nous apprenions à nous connaître vraiment.

Les différents projets de DaarDaar s’alignent d’ailleurs parfaitement avec ce que je fais dans le cadre de mes études. Pour mon travail de fin de bachelier, j’ai étudié les attitudes des élèves wallons envers le néerlandais. J’ai développé et testé deux activités didactiques pour tenter d’améliorer l’image que les élèves ont du néerlandais. J’ai eu des échanges très intéressants qui m’ont convaincue qu’il y a encore du travail, mais qu’avec un peu de patience, il est tout à fait possible de donner envie aux jeunes d’en apprendre plus sur l’autre côté de la frontière linguistique.

« Les différents projets de DaarDaar s’alignent parfaitement avec ce que je fais dans le cadre de mes études. »

Pour mon mémoire, je m’attaque maintenant à la communication entre francophones et néerlandophones dans une équipe professionnelle bilingue. C’est précisément ce que nous faisons avec DaarDaar aussi, en donnant des workshops en communication interculturelle et en organisant des teambuildings bilingues pour les entreprises. Travailler dans une équipe bilingue avec des différences culturelles et faire en sorte que tout le monde s’y sente bien n’est pas toujours évident. C’est un plaisir de pouvoir aider ces équipes à déconstruire certaines barrières et à faire un pas de plus vers l’autre.

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Et puis, DaarDaar c’est aussi un peu l’entité de stage idéale, dans le sens où c’est une ASBL à taille humaine avec une équipe super dynamique et accueillante. Je peux y développer de nouvelles compétences sans trop de stress et venir avec mes propres idées. Après deux workshops, j’ai tenu le micro devant 110 personnes comme les autres membres de l’équipe. L’image du stagiaire qui s’occupe du café et de remettre en ordre les piles de dossiers est bien loin. »

Quelle est la chose qui t’attire le plus en Flandre ?

« Il n’y a pas une chose en particulier qui m’attire en Flandre. Je dirais que mon intérêt s’est développé petit à petit, avec comme point de départ le fait qu’on connait très mal la Flandre alors qu’elle fait partie de notre propre pays.

J’ai commencé à découvrir cette région et sa communauté à l’école secondaire, grâce au programme d’immersion en néerlandais. Ensuite dans le cadre de mon bachelier, nos profs nous répétaient de nous plonger dans la langue pour améliorer notre niveau. Qui dit se plonger dans la langue, dit se plonger dans la culture. L’étape suivante, c’était d’aller en Erasmus à Gand. Là, j’ai pu rencontrer les Flamands au quotidien, pas juste ceux qu’on voit dans les médias. Surprise (ou pas), nous ne sommes pas si différents. C’est pendant cette période aussi que ma maman a repris contact avec des cousins de Flandre. J’ai donc même renoué avec les quelques gènes flamands que j’ai en moi.

« À Gand, j’ai pu rencontrer les Flamands au quotidien, pas juste ceux qu’on voit dans les médias. Surprise (ou pas), nous ne sommes pas si différents. »

Si je devais vraiment choisir une chose en particulier qui m’attire en Flandre, je dirais que c’est leur style et leur humour. Je trouve les Flamands stylés et drôles. Ils ont l’art de bien s’habiller avec des vêtements de seconde main, d’organiser des événements qui claquent, d’avoir de beaux bâtiments (en tout cas à Gand), de construire des plus beaux pilotis que les scouts wallons. J’adore aussi les traces de dialectes qu’ils gardent dans leur néerlandais parlé. Pour ce qui est de leur humour, je le trouve agréablement décalé et chaleureux, comme on peut le retrouver dans les émissions « Is ’t gelukt ?« , « Campus Cup » ou « De Slimste Mens ter Wereld« . Le compte insta « Vlamingen Van Vlaanderen » que j’ai découvert récemment, mais aussi bien fait rire. »

Qu’est-ce que tu fais chez DaarDaar ?

« Beaucoup de choses très différentes, et c’est ça qui est enrichissant. Au quotidien, je mets l’article du jour en ligne et je crée du contenu pour les réseaux sociaux. Je fais du montage vidéo et du sous-titrage, un beau défi quand la personne interviewée parle en West-Vlaams… Aubry a été un peu optimiste quand il m’a demandé de travailler sur la mise en page du nouveau site Awel Awel, mais là aussi, j’ai pu un peu faire avancer le travail. J’ai aussi eu la chance de rencontrer des BVs (célébrités flamandes) et d’assister à leurs interviews. Beaucoup de Flamands auraient bien aimé être à ma place ! En plus de toutes ces rencontres, ce que j’ai préféré, c’était aider à animer les workshops et teambuildings bilingues. Merci DaarDaar ! »

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