Depuis près d’un siècle, les enfants tiennent des boutiques de fleurs imaginaires sur les plages de la côte flamande. Derrière un comptoir de sable, ils vendent des fleurs en papier crépon confectionnées maison — mais jamais contre de l’argent. La monnaie d’échange ? Des coquillages, selon des règles strictes qui varient d’une station à l’autre : couteaux exigés à Knokke, poignées de coquillages assortis au Coq.
L’artiste flamande Katrien Vermeire, qui a filmé ce petit commerce balnéaire dans sa ville natale du Coq, y voit bien plus qu’un jeu : les fleurs servent de langage commun entre enfants de nationalités différentes, et certaines familles étrangères viennent sur la côte belge spécialement pour ce rituel. Son court-métrage Der Kreislauf (2014) a même trouvé sa place au musée de la Banque nationale de Belgique : preuve que ces petits fleuristes appliquent déjà, sans le savoir, tous les principes de l’économie.
►►► Pour en savoir plus, lisez l’article original de Derek Blyth sur le site des plats pays