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Les pluies diluviennes en Belgique ne sont pas le fruit du hasard
16·07·21

Les pluies diluviennes en Belgique ne sont pas le fruit du hasard

Temps de lecture : 2 minutes Crédit photo :

(cc) phtorxp via Pixabay

Les pluies intenses qui se sont abattues sur les provinces de Luxembourg, de Namur, de Limbourg et de Liège n’ont rien d’imprévisible. Elles s’inscrivent dans le modèle du réchauffement climatique.

Pourquoi a-t-il plu des hallebardes dans le sud-est de notre pays ces jours-ci ? « Les averses sont dues à la formation d’un « front occlus » au-dessus de cette zone », explique Nicole van Lipzig, Professeure de géographie à la KU Leuven, « Il s’agit d’un front pluvieux créé par la collision de deux masses d’air de températures différentes ».

Rencontre de deux masses d’air

Ces fronts pluvieux passent généralement en l’espace de quelques heures. Les provinces concernées sont toutefois confrontées à un front stationnaire, qui présente très peu de mouvement depuis plusieurs jours. Les intempéries résultant de ce phénomène se limitent ainsi à ces zones, au lieu de s’étendre sur l’ensemble du pays – d’Ouest en Est ou du Sud au Nord, par exemple -, ce qui est plus habituel dans nos régions.

Étant tant donné l’écart important entre leurs températures (et donc leurs densités), les deux masses d’air qui se sont rencontrées à l’est et au sud-est de la Belgique se mélangent peu. Cependant, une partie de la couche d’air la plus chaude, dont la densité est plus faible, s’élève au-dessus de la couche d’air froide et la recouvre. Le refroidissement qui en résulte crée des nuages, qui donnent lieu à des précipitations.

Ne serait pas arrivé il y a 100 ans

« En l’occurrence, des précipitations particulièrement abondantes », précise Van Lipzig. Le réchauffement climatique, qui a engendré une hausse de la température moyenne dans nos régions au cours des dernières années, explique de toute évidence cette pluviosité extrême. « Plus il est chaud, plus l’air contient de vapeur d’eau. Il y a cent ans, ce front pluvieux n’aurait probablement pas produit d’aussi fortes précipitations ».

Selon Van Lipzig, nous devons prendre conscience du fait que les phénomènes météorologiques tels que ces précipitations d’une rare intensité, mais également la chaleur torride qui a frappé certaines régions des États-Unis et du Canada ces dernières semaines, sont une conséquence du réchauffement de la planète. « Seule une réduction des émissions de gaz à effet de serre peut empêcher une détérioration de la situation ».

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