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Un booster d’applaudissements à toutes et tous !
24·12·21

Un booster d’applaudissements à toutes et tous !

À vous tous, héros de cette période de Noël, j’adresse une énorme dose booster d’applaudissements.

Temps de lecture : 2 minutes Crédit photo :

Pixabay

Aux étudiants en médecine qui, en pleine période d’examens, passent des heures à administrer des doses de vaccin ; aux pensionnés qui, à la veille des fêtes, se préoccupent de gérer un centre de vaccination plutôt que de décorer leur sapin ; à l’infirmière qui, ce lundi soir à 19h32, m’a piqué si vite que j’ai failli ne pas avoir le temps de lui présenter mon bras gauche au lieu du bras droit ; à vous tous, héros de cette période de Noël, j’adresse une énorme dose booster d’applaudissements.

Mais j’aimerais qu’on m’explique une chose, cependant : pourquoi n’organise-t-on pas tous les centres de vaccination pour une rapidité de fonctionnement maximale ?

Vendredi, ma fille de 18 ans recevra déjà sa 3e dose de vaccin, à Anvers. Alors qu’à Tessenderlo, le papa (58 ans) d’un de mes collègues n’a même pas encore reçu d’invitation. Décidément, cette campagne de vaccination de troisième dose présente d’immenses disparités selon l’endroit considéré.

Apparemment, le vaccinodrome le plus rapide du pays serait celui d’Antwerp Expo. Dans cette salle, qui accueille notamment la Foire du livre (le Boekenbeurs), on administre aujourd’hui 21 000 doses de vaccin par jour, soit 40 à 45 injections par minute. La commune d’Anvers s’est entendue avec le réseau hospitalier de la ville pour mettre en place une organisation « maison ». Ainsi, on a préféré organiser un centre de vaccination géant plutôt que plusieurs petits, réduisant d’autant le nombre de volontaires à mobiliser. L’envoi des invitations ne se fait plus par année de naissance, mais selon des tranches d’âge bien plus larges ; chacun est alors loisible de choisir la date et l’heure qui lui conviennent le mieux. Dès lors, très peu de gens manquent à l’appel, et tout se déroule de manière bien plus efficiente.

Dans votre commune, ce n’est pas le gérant du Colruyt ou du Delhaize local qui décide dans son coin la meilleure manière de s’organiser. Dans un domaine aussi crucial que cette campagne de vaccination, pourquoi diable faire autrement ?

Dans d’autres recoins de Flandre aussi, la campagne des doses booster progresse à grands pas, et il serait bon d’en tirer les leçons au profit de certaines zones retardataires. Il n’y a pas dix façons d’optimiser l’efficience d’un centre de vaccination. Dans votre commune, ce n’est pas le gérant du Colruyt ou du Delhaize local qui décide dans son coin la meilleure manière de s’organiser. Dans un domaine aussi crucial que cette campagne de vaccination, pourquoi diable faire autrement ?

Soulignons cependant l’atout majeur que tous les centres de vaccination ont en commun : l’extraordinaire enthousiasme des bénévoles. Personne n’est en mesure de chiffrer exactement le nombre de ces engagés volontaires. Rien qu’à Anvers, il serait question de plus de 4 000 personnes.

Le bénévole, menacé d’extinction?

À l’échelle de la Flandre, cela représente des dizaines de milliers de personnes. Ceux qui s’attendaient à voir ces bénévoles décrocher au moment où on leur demandait de se retrousser une troisième fois les manches, ceux-là se sont trompés. Les volontaires sont là, et en masse. Bien souvent, malgré le rythme de travail qui leur est imposé, chaque piqûre vous apporte, outre une dose de Pfizer ou de Moderna, une bonne louche d’humour et de chaleur humaine.

Si demain, nous parvenons à éviter des mesures trop strictes contre le variant omicron et ses conséquences, c’est à chacune d’elles et à chacun d’eux que nous le devrons.

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