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Live Nation rachète Pukkelpop: le festival va-t-il conserver son ADN?
10·10·25

Live Nation rachète Pukkelpop: le festival va-t-il conserver son ADN?

Adriaan Cartuyvels est journaliste pour le quotidien Het Belang van Limburg.

Temps de lecture : 2 minutes
Caroline Coppens
Traducteur⸱trice Caroline Coppens

Live Nation fait main basse sur Pukkelpop. Après Rock Werchter et Graspop, le géant américain de l’événementiel détient désormais trois des quatre plus grands festivals de Flandre ; seul Tomorrowland échappe encore à son emprise. Live Nation avait déjà acquis Dour et plusieurs grandes salles comme Forest National et l’AFAS Dome, l’ancien Sportpaleis. Après des années de collaboration, cette nouvelle acquisition était pressentie, mais les rumeurs ont toujours été démenties. Selon un bref communiqué de presse, l’accord conclu garantit l’avenir de Pukkelpop pour la prochaine génération de festivaliers.

La bonne nouvelle, elle est là : tous les collaborateurs restent à bord et rien ne changera dans le fonctionnement quotidien du festival. Le holding coté qui soutient désormais Pukkelpop dispose d’un capital important, ce qui garantit la sécurité financière et la continuité de l’événement. Bien entendu, tout le monde espère que les festivaliers pourront toujours se rendre à la grand-messe musicale de Kiewit, même le jour où le fondateur Chokri Mahassine quittera la scène.

D’un autre côté, cette acquisition soulève des questions. Live Nation domine de plus en plus le paysage musical en Belgique, tout comme aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans de nombreux autres pays. Si des bastions indépendants tels que Tomorrowland ne sont pas inquiétés, il est clair que chez nous comme ailleurs, Live Nation s’immisce progressivement dans toutes les couches du monde musical. Et c’est une évolution qui ne fait pas l’unanimité. Aux États-Unis, Live Nation et Ticketmaster font l’objet d’un procès pour concurrence déloyale. S’il n’est pas encore question de monopole en Belgique, la vigilance semble de mise.

Par ailleurs, l’ADN de Pukkelpop, âgé de 40 ans, va-t-il être suffisamment préservé ? Pour l’heure, sans doute que oui. Mais qu’en adviendra-t-il lorsque tous les fondateurs et l’équipe actuelle partiront ? Pukkelpop pourra-t-il rester fidèle à lui-même au cours des 40 prochaines années, ou risque-t-on d’avoir un festival sans âme comme on en trouve 13 à la douzaine ? Si le rachat permet réellement d’assurer l’avenir de l’un des meilleurs festivals du pays, sans altérer la programmation musicale, l’organisation ou l’identité, on ne peut que s’en réjouir. Mais rien ne dit que ce sera le cas. Le fait que Pukkelpop ne souhaite pas en dire plus n’aide pas. On assiste à un glissement de terrain dans le paysage des festivals, mais Chokri se mure dans le silence. On se méfierait pour moins que ça.

La purée-saucisse, la star cachée du Pukkelpop

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