CPAS d’Anvers : G4S mis à la porte de l’accueil des sans-abri

28 juin 2017 | Auteur : | Temps de lecture : 1 minute

G4S le voulait. Il ne l’aura pas. L’exploitation du centre d’accueil pour sans-abri De Vaart [du CPAS d’Anvers, ndlr] reste dans le giron du Centrum voor Algemeen Wezlijnswerk (CAW). Une victoire amère.

«C’est du Vaudeville !», voilà comment Luc Muraille, coordinateur du Vaart jusqu’au 30 juin, qualifie la situation. En mai 2016, la majorité (N-VA, CD&V et Open Vld) a décidé de mettre sur le marché l’exploitation de certains centres pour sans-abri, tel que De Vaart. Pendant 18 ans, l’organisation CAW a géré ce centre, mais, fin septembre 2016, la société G4S Care en collaboration avec De Wooncompagnie a remporté l’appel à projets lancé par le CPAS. La société civile et l’opposition ont alors protesté contre cette décision.

Deux mois plus tard, l’attribution du projet De Vaart à G4S Care-De Wooncompagnie a été suspendue par la gouverneur d’Anvers, Cathy Berx, parce que la procédure légale n’avait pas été correctement appliquée. Tout devait repartir de zéro. La majorité du conseil du CPAS a ensuite de nouveau voté : selon elle, le projet de G4S était meilleur que celui déposé par le CAW.

«Nous ne nous attendions pas à ce changement de situation. C’est une victoire amère, surtout pour les bénéficiaires de nos services», Luc Muraille, coordinateur du Vaart

Le 9 juin 2017, nouveau rebondissement. Le président du CPAS d’Anvers, Fons Duchateau (N-VA), a demandé au partenariat G4S Care-De Wooncompagnie de se retirer du projet. Michael Lescroart, son porte-parole, explique : «Quand le partenariat est tombé à l’eau, la crédibilité du projet proposé n’était plus suffisante. Nous n’avions pas assez de garanties qui nous permettaient d’atteindre la qualité souhaitée.»

Concrètement, G4S avait signalé collaborer avec la fondation néerlandaise Nico Adriaans Stichting et le centre scientifique Impuls. Or, début juin, les deux organisations ont nié avoir signé un accord de partenariat avec G4S. «G4S a menti ! L’affaire Samusocial a résonné comme un coup de poing. Au niveau politique, ils ne peuvent pas se permettre d’avoir une affaire politiquement incorrecte à Anvers», réagit Luc Muraille. Entretemps, l’ancienne équipe s’apprêtait à libérer les lieux…

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Photo : Alterechos.be (De G à D) Benny, Tathiana et Dirk, des habitués du Vaart, satisfaits que le CAW continuera l’exploitation du Vaart.

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Date de publication : 26/06/2017
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