Un rappeur néerlandais sème la zizanie dans les écoles flamandes

15 juin 2017 | Auteur : | Traducteur : Sebastien Cano | Temps de lecture : 1 minute

« Kind van de Duivel », littéralement « Enfant du Diable », le tube du rappeur néerlandais Jebroer, n’en finit pas de faire des vagues. Le single, extrêmement populaire auprès des jeunes enfants, contient des paroles choquantes que d’aucuns jugent inappropriées pour les oreilles de nos petites têtes blondes. L’Association des directeurs de l’Enseignement flamand appelle donc les écoles à interdire la chanson. Mais au Limbourg, nombre de directeurs ne l’entendent pas de cette oreille. « Même si une petite explication de texte pourrait s’avérer judicieuse », précise la psychologue pour enfants Ine Putseys.

« Jetez de l’alcool et des drogues sur mon cercueil. » « J’espère que vous passerez ce morceau à mon enterrement. » C’est avec la naïveté qui les caractérise que les jeunes enfants entonnent les paroles controversées de « Kind van de Duivel », au grand dam de bon nombre de parents. La VLVO, l’association qui chapeaute les directeurs de Flandre, a déjà appelé à interdire le morceau dans les écoles. Une demande à laquelle s’opposent de nombreux chefs d’établissement du Limbourg. « Cette chanson passe en boucle à la radio », explique Stijn Schillebeeks, le directeur de l’école primaire De Zonnewijzer, à Zonhoven. « Si on l’interdit à l’école, quelle sera l’étape suivante ? Et ce n’est pas comme si tous les enfants la chantaient à tue-tête. Les paroles sont certes un peu rebelles, mais de là à prendre des mesures spéciales ? Non, cela nous semble exagéré. »

« Les plus jeunes ne comprennent pas les paroles »

La direction de l’école primaire libre de Godsheide (Hasselt) ne prévoit pas non plus de mettre « Kind van de Duivel » à l’index. « Évidemment que les enfants la reprennent en chœur : on l’entend partout. Mais les tout-petits ne comprennent même pas ce qu’ils répètent. Et le morceau n’est pas spécialement apprécié des élèves de cinquième et sixième. Nous ne voyons donc pas de raison de prendre des mesures. C’est un tube qui se fera oublier aussi vite qu’il est arrivé. Alors pourquoi en faire toute une histoire ? », analyse la directrice, Lydie Nijssen.

Explication de texte

Psychologue pour enfants, Ine Putseys estime également qu’une interdiction dans les écoles irait trop loin. « Cette chanson ne mérite pas d’attention spéciale. Le refrain est bien ficelé et les paroles sont entraînantes, mais sans plus. De toute façon, les jeunes enfants ne les comprennent pas. Quant aux plus âgés, les parents peuvent aborder les paroles avec eux sans crainte. Pour ces élèves, il pourrait être judicieux de faire une petite explication de texte en cours, en analysant les thèmes abordés par le morceau. »

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Het Belang Van Limburg

Quotidien régional destiné au Limbourg belge. Edité par le groupe Mediahuis, il est tiré à plus de 100.000 exemplaires. hbvl.be

Traducteur : Sebastien Cano
Auteur :
Date de publication : 14/06/2017