Bruges et Anvers luttent pour le Tour des Flandres

5 mai 2016 | Auteur : | Temps de lecture : 2 minutes

L’an prochain, Anvers pourrait accueillir le départ du Tour des Flandres. Le bourgmestre de Bruges Renaat Landuyt (sp.a) n’y est (bien entendu) pas favorable. « Ce ne serait pas anodin si le Tour quittait la Flandre orientale et la Flandre occidentale », déclare Landuyt.

Lundi soir, Renaat Landuyt était l’invité de Bart Schols dans l’émission De Afspraak sur Canvas. Le bourgmestre de Bruges est venu y expliquer en détail l’information selon laquelle Anvers serait en lice pour être la ville de départ de « la plus belle des Flandres » en 2017.

« Samedi, je me suis réveillé en lisant un article du journal Het Laatste Nieuws qui parlait du Tour et d’Anvers. J’ai ensuite reçu un coup de fil de l’organisateur Wouter Vandenhaute, qui m’a affirmé que ce que disait le journal n’était pas vrai, mais un petit peu quand même. »

« Wouter a discuté avec l’échevin anversois des Sports, Ludo Van Campenhout, au sujet d’un autre parcours pour le Tour des Flandres en marge de l’une ou l’autre course – car il s’avère que l’on court aussi aux alentours d’Anvers-. »

« Le président de la N-VA Bart de Wever n’est en effet pas du tout opposé à attirer le Tour dans sa ville d’Anvers. On peut donc à présent s’attendre à une sorte de lutte entre Bruges et Anvers. »

« À Bruges, nous sommes actuellement en train de discuter avec Wouter Vandenhaute. On pourrait croire que son intention est de voir les deux villes enchérir l’une sur l’autre, mais Wouter a déclaré que ce n’était pas du tout le cas. Je le crois quand il dit cela. »

« Les Anversois parlent beaucoup du parcours, tout à coup »

Si Anvers devenait ville de départ, le Mur de Grammont pourrait être à nouveau intégré dans le Tour de manière naturelle. Landuyt : « Je m’aperçois que ces derniers jours les Anversois parlent énormément du parcours et surtout du Mur de Grammont. »

Sur la Grand-Place de Bruges, on peut quasiment toucher les coureurs et leur demander un autographe. À Anvers, les gens ne pourront apercevoir que des ombres minuscules et de très loin.

« Cela m’inquiète un peu. Alors que l’idée de base du pionnier Karel Van Wijnendaele était que le Tour ait lieu en Flandre orientale et en Flandre occidentale. Il s’agit du Tour du Comté de Flandre, historiquement c’est comme ça. »

« J’espère que nous pourrons discuter du parcours dans le calme, mais ce ne serait pas anodin si le Tour quittait la Flandre orientale et la Flandre occidentale. Il est en outre très difficile de trouver une plus belle ville de départ que Bruges. »

« Regardez ne serait-ce que cette Grand-Place relativement petite, pleine à craquer, et où l’on peut pour ainsi dire toucher les coureurs et leur demander un autographe… À Anvers, ce serait totalement différent avec ces grands espaces. Les gens n’apercevraient que des ombres minuscules et de très loin. »

« Les chances sont à 50-50. Je pars du principe que, pour le moment, Wouter Vandenhaute est en discussion avec lui-même au sujet du parcours.
La question que nous devons nous poser est la suivante : roulerons-nous bientôt aussi dans le Comté du Brabant ou bien le Tour restera-t-il dans le Comté de Flandre. »

« Bruges et le Tour se sont renforcés mutuellement »

Bruges débourse 200.000 euros (nets) pour faire venir le Tour des Flandres chez elle. « C’est une grosse somme, mais c’est un investissement intéressant », conclut Renaat Landuyt. « En premier lieu pour l’ambiance, qui monte pendant des semaines, et en second lieu pour l’économie. Regardez simplement le bandeau du moteur de recherche sur internet, Google : le jour du Tour, c’est le Beffroi de Bruges qui s’affiche. Bruges est une marque forte, le Tour aussi. Toutes ces années, nous nous sommes renforcés mutuellement. »

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Date de publication : 03/05/2016
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