Le lion flamand banni des timbres bpost

10 décembre 2015 | Auteur : | Traducteur : Ludovic Pierard | Temps de lecture : 1 minute

Accusés d’être des « symboles politiques », ni le lion flamand, ni le drapeau catalan ne peuvent apparaître sur un timbre-poste.

Le Vlaamse Volksbeweging (VVB) fait régulièrement imprimer des timbres-poste, afin d’envoyer son courrier affublé d’un exemplaire qui lui correspond et qui, assurément, n’affiche pas le visage du roi. On pourrait parler d’activisme au format timbre, que le Mouvement populaire flamand pratique depuis plus de 10 ans. Jusqu’à aujourd’hui. Car c’est désormais proscrit.

Le lundi 23 novembre 2015, le projet de nouveau timbre était pourtant approuvé par bpost et payé par le VVB, mais deux jours plus tard, soit le mercredi 25 novembre 2015, bpost l’informait qu’elle ne pouvait imprimer le modèle en question, en invoquant le fait qu’un timbre-poste ne peut, en vertu d’une nouvelle législation, inclure le moindre élément à portée religieuse, politique, philosophique ou ethnique.

Toute la question est de savoir sur quoi bpost bute : le lion flamand (qui, sans griffes rouges, n’est en effet pas la version officielle), le drapeau catalan ou le slogan « voor onafhankelijkheid en samenwerking » (pour l’indépendance et la coopération), qui peut être interprété de diverses façons ?

Entreprise publique, bpost est soumise au contrôle administratif d’un ministre de tutelle, à savoir Alexander de Croo (Open VLD) dans le cas présent, par l’entremise d’un commissaire du gouvernement, qui doit « veiller au respect de la Loi, des statuts de la société et du Contrat de gestion. (…) Le commissaire du gouvernement est M. Luc Windmolders », un Limbourgeois ancien collaborateur au sein de divers cabinets Open VLD. Celui-ci n’interviendra pas dans le fonctionnement quotidien.

Puis-je émettre une petite suggestion pour les éventuels parlementaires nationalistes flamands ? Pourquoi ne pas chercher à savoir sur quels critères précis cette entreprise publique a refusé d’imprimer ce timbre-poste ? Nous aussi, nous aimerions le savoir.

Et visiblement, il reste quelques politiciens nationalistes flamands curieux, comme Inez De Coninck (N-VA), qui a déjà abordé l’affaire du timbre-poste lors de la séance plénière du jeudi 3 décembre. Barbara Pas (VB) a également posé une question à ce propos. Affaire à suivre en commission… nous sommes impatients d’entendre les explications.

Pieter Bauwens pour Doorbraak

Traduit du néerlandais par Ludovic Pierard

Mots clés : 

Le timbre-poste en question, les lignes rouges ayant été ajoutées par le VVB après le refus

(c) VVB

Doorbraak

Doorbraak est un Pure Player très proche du Mouvement Flamand (VVB) édité par l'ASBL Stem in 't Kapittel.

Traducteur : Ludovic Pierard
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