Un show à l’américaine qui nous concerne tous

7 novembre 2016 | Auteur : | Traducteur : Herve Voglaire Sanchez | Temps de lecture : 2 minutes

Trump ou Clinton ? Le verdict peut représenter une différence de taille, pour les entrepreneurs belges aussi. Ceux-ci doivent dorénavant tenir compte du risque politique dans leurs relations commerciales avec d’autres pays occidentaux, ce qui n’était pas le cas auparavant.

En Belgique, l’élection présidentielle américaine est suivie de près. Non seulement parce que ce qui se déroule aux États-Unis jouit toujours de plus de couverture médiatique que partout ailleurs dans le monde, mais aussi parce qu’il est question d’une grande puissance politique et économique. Ainsi, un tournant politique du pays sur la scène internationale ou un changement de cap économique peut avoir des répercussions dans les quatre coins du monde.

L’enjeu du scrutin dépasse l’ordinaire. Non pas parce que les programmes des deux candidats sont diamétralement opposés, mais bien parce que la probabilité que Donald Trump remporte les suffrages existe. Un homme qui, au cours des derniers mois, a fait étalage de son caractère totalement imprévisible.

Traditionnellement, le Parti républicain est le plus favorable aux entreprises. Il n’empêche que, si son représentant venait à triompher, un grand sentiment d’incertitude envahirait la vie politique américaine. Cette perspective ne rassure pas les marchés financiers, comme  on a pu le constater ces derniers jours.

Les États-Unis constituent le cinquième marché à l’exportation pour les entreprises belges. De plus, pléthore de grandes entreprises américaines sont actives en Belgique. D’importantes manœuvres Outre-Atlantique auraient dès lors un impact sur notre territoire. La conjoncture internationale dépend en partie du taux de change du dollar, du prix du pétrole et des tendances à Wall Street. Autant d’éléments influencés par ce qui se déroule et se décide à Washington. Raison pour laquelle les élections présidentielles américaines nous concernent également de près.

Il se peut que l’inquiétude liée à une hypothétique victoire de Trump soit excessive. Mais il se peut aussi qu’elle soit fondée. Les entreprises belges qui réalisent des échanges commerciaux à l’échelle internationale doivent donc tenir compte de l’incertitude et du risque politique.

Il s’agit là d’une nouvelle donnée à inclure dans les relations commerciales entre pays occidentaux. Les chefs d’entreprise ne peuvent désormais plus tabler sur la continuité d’une politique menée. À l’heure des prévisions, ils se doivent d’envisager les scénarios d’évolution politique les plus incongrus chez nos partenaires commerciaux majeurs. C’est du moins la leçon qu’ils ont dû tirer de l’issue inattendue du référendum autour du Brexit organisé au Royaume-Uni, plus tôt dans l’année.

En 2017, d’importantes élections se tiendront aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, qui ne sont autres que nos trois principaux partenaires commerciaux. Des séismes politiques ne sont pas à exclure non plus, lesquels pourraient avoir des conséquences de taille sur le processus décisionnel européen.

Les entrepreneurs sont dès lors dans l’obligation de réapprendre à travailler au sein d’un environnement politique incertain.

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(c) Bill B

De Tijd

De Tijd est un quotidien économique et financier publié par le groupe Mediafin. Tout comme L’Echo, son pendant francophone, il est principalement destiné au monde des affaires et de l’entreprise. En 1995, De Tijd est devenu le premier journal de Flandre à paraître également en format numérique.

Traducteur : Herve Voglaire Sanchez
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Date de publication : 05/11/2016
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