Biomasse: la politique du gouvernement flamand laisse à désirer

11 avril 2017 | Auteur : | Traducteur : Virginie Dupont | Temps de lecture : 1 minute

La centrale biomasse de Langerlo ne verra pas le jour. Telle était la volonté du ministre de l’Énergie Bart Tommelein (Open VLD). Malgré les apparences, pour le climat et l’environnement, c’est une bonne chose. Mais il faut reconnaître que la « politique du zigzag » du gouvernement flamand dans ce domaine laisse à désirer.

Pour la seconde fois, un entrepreneur ambitieux se casse les dents sur un projet biomasse. Tout d’abord, on a vu le projet Bee Power, une centrale biomasse moderne à Gand, mourir de sa belle mort. Et aujourd’hui, c’est la société estonienne Graanul Invest qui mord la poussière. Dans les deux cas, une date butoir n’a pas été respectée, de sorte que les conditions n’ont formellement pas été remplies. Mais les entrepreneurs ont été pris à contrepied : ils croyaient, sur la base de décisions de l’ancien gouvernement flamand, qu’ils pouvaient compter sur le soutien politique. Le contraire s’est produit.

C’est Freya Van den Bossche (SP.A) qui avait décidé de subsidier la combustion de la biomasse. Elle souhaitait ainsi faciliter la réalisation des objectifs climatiques. Or, elle n’avait pas suffisamment tenu compte des conséquences financières de sa politique de subsides. Cette erreur a dû être rectifiée par Annemie Turtelboom (Open VLD), pour qui le dossier a d’emblée signifié la fin de son mandat. Bart Tommelein, son successeur et membre du même parti, a tenté de limiter les dégâts pour l’Open VLD en suggérant que la Turteltaks pourrait être revue à la baisse si les projets de biomasse échouaient. Reste à savoir s’il obtiendra gain de cause. Les alternatives à la biomasse sont très coûteuses et ne suffiront vraisemblablement pas pour atteindre les objectifs climatiques.

La politique ne s’est pas montrée sous son meilleur jour dans ce dossier. Le SP.A a sous-estimé les conséquences de ses mesures. L’Open VLD a ébranlé la stratégie définie par les socialistes et essayé d’annuler les engagements pris. Et même les verts tiennent un double langage : ils s’opposent aux centrales à biomasse au parlement flamand, alors qu’ils n’ont pas mis leur veto au conseil communal de Gand. C’est comme si les lenteurs politiques n’étaient pas en mesure de faire face à l’évolution rapide du paysage énergétique.

Ce problème prend toute son acuité maintenant que la politique en la matière doit être rectifiée de manière radicale. Pour atteindre les objectifs, les investissements dans les énergies éolienne et solaire doivent se multiplier. Le temps presse. La question de savoir comment nous relèverons ces défis reste ouverte.

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De Standaard

Tiré à environ 100.000 exemplaires, De Standaard était à l’origine un quotidien conservateur. Quotidien généraliste de référence, il est édité par Mediahuis.

Traducteur : Virginie Dupont
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Date de publication : 10/04/2017